Onisep.fr, l'info nationale et régionale sur les métiers et les formations

Zoom sur quelques secteurs d'activité en Hauts-de-France

Picardie - Amiens / publication : 6 mars 2017
Territoire à fort héritage industriel et agricole, durement frappé par la crise, l'économie des Hauts-de-France a su s'adapter et se montre très présente sur des marchés porteurs de l'industrie et des services. Zoom sur ces secteurs qui recrutent.

Les 9 secteurs présentés ci-dessous, qui offrent des opportunités d'emploi aux jeunes diplômé.e.s, méritent d'être mieux connus.

Cliquez sur chaque secteur pour accéder au contenu.

 

Les industries agro-alimentaires

Premier employeur de la région, elles concentrent plus d'un salarié sur cinq de l'industrie. Ses activités sont implantées sur l'ensemble de la nouvelle région, même si elles sont plus présentes sur les zones d'emplois de Lille, Béthune-Bray, Boulogne sur Mer, Arras, Amiens et Péronne.

Les grands groupes internationaux (Nestlé, Bonduelle…), côtoient de nombreuses petites et moyennes entreprises, dont certaines ont su investir des créneaux très porteurs comme le "gluten free".

L'agroalimentaire recrute du CAP au diplôme d'ingénieur. Les postes d'opérateur.trice.s représentent encore près de 70% des effectifs, concentrés pour l'essentiel en production, logistique et maintenance. Progressivement, le bac pro devient le premier niveau d'entrée dans le secteur. Les titulaires de bac+2 sont très appréciés. Moins nombreux, les bac+5 sont attendus pour assurer la relève de l'encadrement.

4 pôles de compétitivité sont concernés par des thématiques agroalimentaires : AQUIMER (valorisation des produits aquatiques), NSL (Nutrition santé longévité) et Industries et agro-ressources, spécialisé dans la chimie du végétal et les biotechnologies. Matikem, le pôle des matériaux biosourcés et de la chimie verte, intervient dans le domaine de l'emballage alimentaire innovant.

À lire

Le textile et habillement

En 2016, les Hauts-de-France deviennent la deuxième région textile avec 12 800 salariés du secteur privé, derrière la région Rhône-Alpes-Auvergne. Les entreprises du secteur (zones d'emplois de Roubaix-Tourcoing et de Cambrai), misent sur le luxe (dentelle, broderie, tissage) et les textiles techniques.

Ces textiles innovants sont présents dans un grand nombre de secteurs : agriculture, aéronautique, bâtiment, automobile, sport, médical, protection individuelle… Le marché du médical est en forte croissance. Implantée dans le Nord, l'entreprise Cousin Biotech produit en séries limitées des implants chirurgicaux pour réparer les hernies, renforcer les ligaments et poser des prothèses vasculaires. Dans le Pas-de-Calais, Dounor fabrique des non-tissés pour les couches bébés, le matériel médical, etc.

Le pôle de compétitivité UP-tex accompagne les projets communs d'entreprises et de laboratoires de recherche. Axes stratégiques : les matériaux à "effet barrière" (filtration, isolation…), les structures textiles complexes (3D…), les éco-matériaux textiles et surtout les textiles interactifs.

Cette filière a connu des pertes d'emplois très importants mais des recrutements sont en perspective. Selon une étude 2013 de la CCI Région Nord de France, 40% des salariés du textile dans le domaine de la production partiront à la retraite dans les années à venir. Les recrutements se feront à tous les niveaux, du CAP à bac+5. Les entreprises du textile peinent à recruter des agent.e.s de production ainsi que des chef.fe.s d'atelier. Les ingénieur.e.s textile sont également très appréciés.

À lire

Les industries mécaniques

La mécanique est essentielle à de nombreux secteurs d’activité, de l’énergie aux transports en passant par l'automobile, le BTP, l'électronique, la chimie, l'agroalimentaire, ou encore le nucléaire.

La tendance est à l'élévation du niveau de qualification. Si le CAP demeure suffisant pour certaines entreprises, d'autres considèrent que le Bac pro deviendrait le seuil d'accès à l'emploi. Les technicien.ne.s sont aujourd'hui davantage recrutés à bac+2.

Les attentes du marché de l'emploi

Les métiers de la soudure, de la chaudronnerie, de l'usinage, des automatismes, du contrôle qualité, de la maintenance ou encore du technico-commercial sont parmi les profils les plus demandés avec des tensions fortes.

Vive la robolution !

La "révolution des robots" pourrait être la prochaine révolution industrielle, comparable à celle d'Internet. La relance des achats de robots industriels (La France se situe loin derrière l'Allemagne et l'Italie en matière d'équipement), l'émergence de la cabotique (robots collaboratifs) et le développement de robots de service professionnels et personnels pourraient constituer un vivier d'emplois et attirer les jeunes diplômé.e.s. (source : Observatoire des métiers et des qualifications de la métallurgie).

Portée par l'Université de technologie de Compiègne et les pouvoirs publics, la plate-forme Robotex poursuit des recherches sur la robotique humanoïde, médicale, mobile, la micro et la nano robotique ainsi que sur la robotique de production. Son objectif : attirer les grands acteurs mondiaux de la robotique sur le territoire national et régional pour favoriser l'innovation, l'industrie ou encore aider à la compétitivité des PME.

À lire

La cybersécurité

Sites et réseaux sociaux piratés, logiciels malveillants, vol de données personnelles et bancaires… Même Thalès, le spécialiste français de la cybersécurité a subi une attaque de grande  envergure en avril 2015. Les entreprises se mobilisent et déclarent la guerre aux hackers.

Une filière de développement du numérique, notamment axée sur la cybersécurité, prend de l'ampleur dans les Hauts-de-France, en particulier autour de la métropole lilloise.

Créé en 2014, un cluster "cybersécurité et confiance numérique" regroupe plus de 80 entreprises et des centres de recherche et de formation. Ce cluster poursuit deux objectifs : le développement de la filière pour la création d'emplois et la sensibilisation aux enjeux de protection de l'information. Dans ce cadre, l'incubateur EuraTechnologies aide les start-ups orientées cybersécurité à se développer.

Accessibles de bac+3 à bac+5, ou plus, les métiers de la cybersécurité sont variés, pointus et en passe de se multiplier et de se spécialiser à court terme. Les candidatures manquent à l'appel alors que les postes créés se multiplient.

À lire

La propreté

La propreté devrait recruter des centaines de milliers de personnes dans les 5 prochaines années. Les agent.e.s d'entretien des locaux font partie des profils les plus recherchés par les entreprises, au niveau national comme au niveau régional. En 2013, selon la Fédération des entreprises de la propreté, le Nord-Pas de Calais se situait à la 4e place des régions françaises pour le nombre de salariés du secteur. 

Le secteur reste très ouvert aux personnes peu ou pas diplômées mais la technicité s'est accrue. De plus en plus, les prestations de la propreté nécessitent de savoir manier des machines industrielles et de connaître les substances chimiques contenues dans les produits, leurs effets et leurs risques. On distingue les prestations de propreté (magasins, bureaux…), des services d'hyper propreté (hôpitaux, industries alimentaires), où les questions d'hygiène sont vitales.

Travailler dans le secteur de la propreté implique d'accepter des conditions de travail particulières : horaires décalés, pénibilité des tâches, travail à temps partiel contraint, travail fragmenté entre plusieurs employeurs. Une filière complète de formation, du CAP à bac+5, permet aux jeunes d’exercer des métiers variés et de développer leur qualification pour évoluer dans l’emploi au sein d'un secteur où la promotion interne est très présente.

À lire

La chimie

visuel_chimie_carré

Des molécules complexes pour les cosmétiques aux biocarburants en passant par les écrans plats et les médicaments, la chimie est partout.

Carte d'identité du secteur

■ L'emploi

Notre région emploie 13,7% des salariés du secteur des industries chimiques, soit 30339 personnes. Ces chiffres la placent au 3e rang des régions françaises, derrière l'Ile-de-France (28% des salariés) et l'Auvergne-Rhône-Alpes (15%).

Les entreprises

BASF (Lille), Procter & Gamble (Amiens), Akso Nobel Decorative Paints (peintures et vernis, à Montataire), Chanel, Givenchy, l'Oréal …

Les spécialités

  • Savons, parfums, produits d'entretien
  • Matières plastiques et caoutchoucs synthétiques, engrais… (Chimie de base)
  • Peintures, colles, vernis

■ Niveau de qualification des salariés recrutés en CDI

Si la part des diplômés de l'enseignement supérieur progresse, les entreprises peinent à recruter des opérateurs et opératrices de fabrication qualifiés, de niveau bac professionnel. En Hauts-de-France, la catégorie "ouvriers et employés" représente près de 44% du secteur contre 30% sur le plan national.

Zoom sur l'apprentissage

L'Ile-de-France et les Hauts-de-France concentrent plus de 50% des effectifs d'apprentis de la branche. Dans les industries chimiques près de 80% des formations en alternance mènent à un diplôme ou un titre de niveau Bac+2 et au-delà.
Des besoins en apprentis sont particulièrement forts notamment dans la fabrication (opérateur et opératrice, conducteur et conductrice de machines, pilote, technicien.ne, ingénieur.e de fabrication, etc.) et dans l’analyse en laboratoire (technicien.ne d'analyse chimie).

Et la chimie verte ?

Visuel Chimie verte

La chimie verte ou durable comprend l'utilisation des agro-ressources (chimie du végétal) mais aussi l'optimisation des procédés pour concevoir une chimie plus sûre et moins polluante. 

La chimie verte et les biotechnologies nécessitent des compétences de haut niveau et des métiers émergent : ingénieur.e en matériaux biosourcés, ingénieur.e en bio procédés, acheteur ou acheteuse en matière végétale, chef.fe de projet bioraffinerie...

 

Un secteur innovant

Spécialisé dans le développement de la chimie du végétal et des biotechnologies industrielles, le pôle de compétitivité Industries et agro-ressources (IAR) œuvre à la conception d'un prototype mondial de bio-raffinerie de nouvelle génération. Une bioraffinerie transforme des agro-ressources en une diversité de produits biosourcés : ingrédients et compléments pour l'alimentation, biomolécules, agromatériaux, biocarburants…

Trois pôles de compétitivité accompagnent également les entreprises sur les thématiques de la chimie et des matériaux :

  • MATIKEM : chimie & matériaux et matériaux biosourcés,
  • Up-Tex : dédié aux matériaux textiles avancés,
  • Team2 (Technologies de l'Environnement Appliquées au Matières et aux Matériaux), dédié au recyclage des matériaux.

Sources : Observatoire des industries chimiques (2016) et Union des industries chimiques.

À lire

La logistique

Avec près de 67 700 salariés et 3 400 entreprises, les Hauts-de-France se situent au 3e rang national pour les activités de transport-logistique : transport routier de marchandises et voyageurs, déménagement, location de camions, messagerie et fret, prestations logistiques, transport sanitaire. (Source : Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique).

Ce secteur est notamment soutenu par le développement du e-commerce et la multiplication des entrepôts. Des grandes enseignes (Amazon, Orchestra…), ont choisi récemment la région pour implanter leurs nouvelles plates-formes logistiques. La rénovation du port de Calais et le projet de canal Seine nord pourraient conforter la nouvelle région dans son statut de plaque-tournante logistique au cœur de l'Europe de l'Ouest.

L'emploi en bref

Selon l'enquête Besoins en main-d'œuvre de Pôle emploi, les ouvriers et les ouvrières du magasinage et de la manutention, les conductrices et les conducteurs routiers, les livreurs et livreuses font partie des profils recherchés par les entreprises.

Du CAP à bac+5, le secteur embauche à tous les niveaux. Les jeunes diplômé.e.s tirent bien leur épingle du jeu : les moins de 30 ans ont pourvu 45% des recrutements en logistique et en exploitation du transport en 2014.

À lire

Le e-commerce

35,5 millions d'e-acheteurs en France, 182 000 sites de vente en ligne, une progression de 675% des ventes sur Internet en 10 ans… L'e-commerce affiche une santé éblouissante. Selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, 112 000 personnes travaillent dans ce secteur et l'heure est au recrutement.

Nord France Invest, l'agence de promotion économique des Hauts-de-France, a recensé 160 entreprises de e-commerce, totalisant 20 000 emplois, dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. 7 des 15 premiers e-commerçants y sont implantés. Citons Amazon, l'agence de voyages d'affaires Egencia ou encore Booking.com.

Le pôle de compétitivité des industries du commerce, Picom, soutient la recherche et l’innovation dans le commerce connecté et fédère une centaine de distributeurs, de PME et de start-up, comme Fitizzy, de centres de recherche et d’enseignements.

La start-up qui vous va comme un gant

Née en 2013 au sein de l'incubateur EuraTechnologies de Lille, l'entreprise Fitizzy a créé une application qui répond à une préoccupation fréquente des clients qui souhaitent acheter leurs vêtements sur Internet. Comment s'assurer de commander la bonne taille, alors que celles-ci varient énormément selon les enseignes ? Les internautes s'inscrivent gratuitement sur le site de la start-up et créent leur profil morphologique. Leurs mensurations y sont sauvegardées. Dès lors, ils peuvent se faire conseiller la taille la plus appropriée à leur morphologie sur toutes les fiches produits des sites marchands partenaires. Ce conseil est disponible dans le widget Fitizzy intégré sur chacune des fiches. La start-up se rémunère auprès des enseignes qui voient leurs ventes se développer et leur taux de retour diminuer.

Des métiers pour tous les goûts

Les métiers du e-commerce, comme ceux du web en général, se répartissent en quatre familles : le développement et réseaux (la partie informatique du site), le design et la création (entre graphisme et informatique), l'information et le contenu (pour alimenter les pages), la communication et le marketing pour faire du buzz, doper les ventes en ligne… Si les métiers d’Internet recrutent de bac+2 à bac+5, 80% des postes à pourvoir sont de niveau bac +5, selon le Syntec numérique.

À lire

Le numérique

Selon Pôle Emploi, 55% des emplois informatiques se situent en Ile-de-France. Cependant, de nombreuses entreprises du numérique sont implantées dans les Hauts-de-France : IBM, Microsoft, Cap Gemini… ou encore l'entreprise Isagri, à Beauvais, surnommée le "Microsoft de l'agriculture" et leader européen de l'informatique agricole.

L'informatique médicale est présente dans la région. Ce domaine en plein essor englobe de nombreuses activités comme la création de bases de données utiles à la recherche médicale, le développement de logiciels médicaux, l'intelligence artificielle pour l'aide à la décision…

La filière numérique se développe et les pépinières d'entreprises encouragent la création de start-up.

Créé en 2009, l'incubateur et l'accélérateur d'entreprise EuraTechnologies accompagne le développement des start-up du numérique. Implanté à Saint-Quentin, dans l'Aisne, le Faubourg numérique accompagne les jeunes pousses spécialisées dans le secteur des services et objets connectés. Au sein de son Living Lab, à Saint-Quentin, il propose un lieu de collaboration et un outil industriel pour le prototypage d'objets connectés.

Un exemple de start-up numérique orientée objets connectés ? Novitact, implantée dans l'Oise, développe l'Unitact, un bracelet destiné à améliorer le quotidien des personnes sourdes ou malentendantes en leur envoyant différentes informations à l'aide de vibrations. Connecté en Bluetooth au smartphone d'un proche, le porteur du bracelet pourra alors recevoir des messages spécifiques à travers différentes intensités et durées de vibration pour maintenir le contact, attirer l'attention ou simplement signaler sa présence.

L'insset, sur le campus de Saint-Quentin, propose un master orienté 100% cloud computing et permet aux étudiant.e.s de créer leur start-up.

Il n'existe pas de définition stabilisée des métiers du numérique mais on peut considérer que le cœur du secteur regroupe les métiers de l'informatique, des télécommunications et du web.

Le numérique est source de métiers émergents et pour certains en tension

Dans la famille des métiers de l'informatique et des réseaux, les entreprises cherchent des développeurs ou développeuses d'applications mobiles, des spécialistes de l'informatique embarquée, du cloud, ou du big-data, des ingénieur.e.s en système et réseaux, des expert.e.s en cybersécurité…

Les métiers du web comprennent les métiers présentés ci-dessus ainsi que des métiers orientés vers la création et le design (graphiste web..), l'information (data journaliste, journaliste web, webmaster…) et la communication/marketing : community manager, responsable e-commerce, spécialiste du référencement ou de la e-réputation…

Si les métiers d'Internet recrutent de bac+2 à bac +5, 80% des postes à pourvoir sont de niveau bac+5, selon le Syntec numérique.

À lire

La plasturgie

Visuel_plasturgie

La plasturgie conçoit et fabrique des produits avec des matières plastiques ou composites pour les autres secteurs de l'industrie : agroalimentaire et produits ménagers, automobile, BTP, électronique, santé, sport et loisirs, cosmétique, aéronautique…

 

Carte d'identité du secteur

■ L'emploi

Les Hauts-de-France (300 entreprises, 13 663 salariés), font partie des 4 régions où les entreprises de plasturgie sont les plus présentes. La région se situe derrière Auvergne-Rhône-Alpes (812 entreprises et 24 743 salariés) et au coude-à-coude avec le Grand Est et les Pays de la Loire.

Les entreprises

Les sites de production de grands groupes : Faurecia, Plastic Omnium (équipements pour l'automobile), Versalis (producteur de polymères), Spontex, Bics Rasoirs…, côtoient des PME et des TPE, réparties sur l'ensemble du territoire.

Les spécialités

  • la fabrication de produits pour le transport (automobile, ferroviaire)
  • la fabrication de produits pour le BTP
  • la production d'emballages (agroalimentaire, cosmétique...)

■ Niveau de qualification des salariés recrutés en CDI

Le niveau d'études des salariés de la plasturgie augmente. La part des non-diplômés et des titulaires d'un CAP diminue, au profit des titulaires d'un bac ou plus. Parmi les salariés de moins de 30 ans, 27% sont titulaires du bac et 30% d'un bac +2 et plus. 34% des offres d'emplois demandent au minimum le bac.

■ Les besoins en recrutement 

54% des salariés de la plasturgie travaillent à la production : opérateurs ou opératrices de production, conductrices ou conducteurs de machines ou de lignes de production… Les entreprises ont des difficultés à recruter dans ces métiers, qui représentent la moitié des offres d'emploi.

Les offres d'emploi portent également sur les techniciens ou techniciennes de maintenance, les opératrices ou opérateurs logistiques, les coordonnateurs ou coordonnatrices QHSE.

Zoom sur l'apprentissage

Le nombre d'apprenti.e.s augmente : +8% en 2014. Toutes les formations, du CAP à bac +5, sont accessibles par apprentissage. D'après la Fédération de la plasturgie et des composites, 76% des apprenti.e.s plasturgistes sont en emploi, 6 mois après leur formation.

Un secteur innovant

La recherche porte sur le développement de matériaux intelligents et performants : plastiques avec puce électronique intégrée, à mémoire de forme, auto-réparables, sensoriels (veloutés ou soyeux, parfumés…), etc. De nouveaux procédés de fabrication apparaissent, comme l'impression 3D, qui pourrait révolutionner la façon de produire des pièces techniques.

Enfin, le grand défi de la plasturgie du futur est de mettre au point des plastiques biodégradables, plus respectueux de l'environnement.

Deux pôles de compétitivité accompagnent les entreprises :

  • MATIKEM, dédié aux matériaux, à la chimie et à la chimie verte. Un des axes de travail porte sur le développement et à la mise en œuvre de plastiques biosourcés.
  • Team2, dédié au recyclage des matériaux. Exemples de projets : recyclage des composites, intégration des plastiques recyclés dans l'automobile…

Sources : Observatoire de la plasturgie et Fédération de la plasturgie et des composites.

Imprimer

À lire aussi

À la une

Haut de page

Vient de paraître

Pour
les professionnels