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Études scientifiques : où en sont-elles ?

Champagne-Ardenne - Reims / publication : 12 juin 2017
Malgré les conquêtes historiques, le témoignage de leurs aînées, les filles entretiennent avec les sciences une relation encore trop frileuse. C’est pourquoi les petites avancées observées méritent d’être soulignées et les dispositifs destinés à les encourager dans cette voie, relayés.

Visuel ingénieure

Après le bac S, des poursuites d’études différenciées

Si la série de bac scientifique est relativement équilibrée (dans l’académie la part des filles en terminale S est de 46%), les choix d’études supérieures sont significativement différents : les filles optent massivement pour la première année d’études de santé et quand elles font le choix d’une classe prépa, c’est essentiellement celui de la BCPST (bio-chimie), alors que les garçons se tournent vers les classes prépa maths-physiques, les formations d’ingénieurs post-bac et les DUT de la production.

Les filles sont au final encore sous-représentées au sein des écoles d’ingénieurs, malgré une progression constante.

La part des filles en 1ère année dans les écoles d’ingénieurs.es en France et sur le territoire champardennais

Globalement l’ensemble des écoles se situe autour de 20% (UTT 19%, Arts et métiers Paris tech 14%). L’école EPF est par tradition (école polytechnique féminine jusqu’en 1993 !) au-dessus de la moyenne (35%). Les écoles tournées vers la chimie sont celles qui recensent plus de filles (autour de 50%, 45% pour ESIReims). À l’inverse, les écoles du secteur informatique sont plébiscitées par les garçons (moins de 10% de filles).

Les filles sont loin d’imaginer que c’est une femme qui a inventé le code ! Surnommée "la reine du code" dans un film qui retrace sa vie, Grace Hopper fut une des premières programmeuses en informatique moderne. 

Et ailleurs ?

À l’université, les pourcentages les plus élevés de femmes diplômées en licence de sciences et ingénierie sont en Arabie Saoudite (environ 57 %), en Turquie et en Afrique du Sud (près de 45 %). La France se situe autour de 35 %, un peu au-dessus de la moyenne européenne (31%) mais en dessous de l’Italie et de la Pologne. Le Japon et la Suisse présentent les taux les plus bas (inférieurs à 20%). Source OCDE 2016

Signature d'un Plan sectoriel mixité dans les métiers du numérique

Le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, ainsi que le Secrétariat d’État chargé du numérique, auprès du Ministère de l’Économie et des Finances, se mobilisent aux côtés des représentants du numérique, pour favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux métiers du numérique.  Le plan pour la mixité des métiers du numérique, signé le 31 janvier 2017, engage chacun des signataires à mettre en œuvre des actions concrètes pour que les femmes soient de plus à plus nombreuses à s’orienter vers les métiers du numérique et à travailler au sein de cette filière, notamment sur les métiers techniques qui ont encore trop souvent tendance à être considérés comme masculins.

 

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