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Les écoles nationales vétérinaires (ENV)

Publication : 18 octobre 2019
Pour devenir vétérinaire, il faut compter 7 ans d'études : 2 ans de prépas le plus souvent, puis 5 ans dans l'une des quatre écoles vétérinaires. La formation débouche sur le DE (diplôme d’État) de docteur vétérinaire, obligatoire pour exercer.

Ecoles vétérinaires

Quatre écoles vétérinaires

Les écoles nationales vétérinaires sont au nombre de quatre : l' ENVA à Maisons-Alfort, l' ENVT à Toulouse, Oniris à Nantes et VetAgro Sup à Lyon.

Ces écoles, qui dépendent du ministère chargé de l'Agriculture, sont publiques. Les droits de scolarité sont de 2 531 € par année de formation en 2019-2020, auxquels s’ajoute une CVEC (contribution de vie étudiante et de campus) de 91 €.

Une forte sélection à l'entrée

Les 4 écoles nationales vétérinaires offrent plus de 600 places, réparties à parts égales entre les différents établissements. Le nombre d'étudiants recrutés est fixé chaque année par le ministère.

Le recrutement s'effectue par le biais de six concours communs de la banque Agro-véto. L'accès est très sélectif, le taux de réussite allant de 11 à 22 % selon les concours. Il n'est pas possible de se présenter plus de deux fois aux concours d’admission aux écoles vétérinaires, toutes voies confondues.

Les admis intègrent une école en fonction de leurs vœux et de leur rang de classement.

Après une prépa

Le recrutement en ENV se fait principalement après les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles), pour une entrée en 1re année d'école.

  • 459 places sont ainsi offertes au concours A ENV réservé aux étudiants de prépa  BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre), ce qui représente près de 75 % des admissions.
  • 11 places sont par ailleurs offertes au concours A TB ENV dédié aux étudiants de prépa TB (technologie et biologie).

Après un bac + 2 ou plus

Des admissions parallèles en 1re et 2e années existent, mais le nombre de places et les taux d'intégration sont moins importants.

  • Le concours B ENV (62 places) intéresse les étudiants ayant validé certaines licences ou licences professionnelles du domaine des sciences, notamment en sciences de la vie, de la Terre ou de la matière. À noter : à la session 2021, il sera possible de candidater au concours B dès la L2.
  • Le concours C ENV (93 places) recrute parmi les diplômés d'un BTSA, de certains BTS ou DUT. Il est recommandé de suivre une année préparatoire ATS (adaptation technicien supérieur) biologie.
  • Le concours D ENV (5 places) s'adresse aux titulaires du diplôme d'État de docteur en médecine, en chirurgie dentaire ou en pharmacie, ainsi qu'aux titulaires d'un diplôme du domaine de la biologie conférant le grade de master.
  • Le concours E ENV (6 places), donnant accès aux écoles ENVA et VetAgro Sup Lyon, est ouvert aux étudiants de 1re année d’études à l’ENS Lyon ou Paris Saclay, admis en liste principale aux ENV à la session précédente de la voie A du concours.

 

Une formation scientifique et pratique

Les 4 premières années forment un tronc commun avec des cours dédiés aux sciences fondamentales (anatomie, physiologie, pathologie, bactériologie, virologie, parasitologie, pharmacologie, zootechnie, chirurgie, etc.), mais aussi à la santé publique, à la gestion d'entreprise et à la législation.

À partir de la 3e année, les élèves apprennent à réaliser l'examen d'animaux amenés par leurs propriétaires au centre hospitalier de l'école vétérinaire. La 4e année est consacrée à des stages dans différents services de l'hôpital de l'école vétérinaire : urgences, ophtalmologie, chirurgie, etc. Les étudiants commencent à délivrer des soins et à interagir avec les clients. Des stages à l’extérieur de l’école sont aussi au programme, dont un en exploitation agricole et un autre en milieu rural.

La 5e année est un approfondissement dans un secteur professionnel choisi : animaux de compagnie, animaux de production, filière équine, santé publique vétérinaire, recherche et industrie. Ce n'est qu'à ce stade que l'on trouve quelques variations entre les écoles. Les élèves peuvent changer d'établissement pour rejoindre une filière qui les intéresse plus, mais les places étant limitées, une sélection s'opère à partir des notes et du projet professionnel. Les étudiants rédigent une thèse d'exercice qui leur permet d'obtenir le DEV (diplôme d'État de docteur vétérinaire).

Au terme des 5 ans, il est possible de poursuivre ses études, un choix fait par 7 % des vétérinaires diplômés. L’internat et le CEAV (certificat d’études vétérinaires approfondies) apportent une formation complémentaire de 1 an dans une filière professionnelle (animaux de production, par exemple) ou autour d’une problématique (comme élevage et environnement). Le DESV (diplôme d’études spécialisées vétérinaires) et le Collège européen permettent eux d’obtenir le titre de spécialiste, en 3 ans.

Une insertion professionnelle rapide et variée

Les jeunes docteurs vétérinaires accèdent rapidement à l'emploi. 95 % des jeunes titulaires du DEFV ont un emploi un an après leur sortie de l'école (enquête du ministère chargé de l'Agriculture). Ils exercent dans différents secteurs d'activité :

  • 47 % sont vétérinaires pour animaux de compagnie (chiens, chats, etc.), le plus souvent en cabinet ou clinique spécialisé.
  • 14 % sont vétérinaires pour animaux de production (vaches, cochons, etc.).
  • 3 % sont spécialisés dans les équidés, c'est-à-dire les chevaux.
  • 31 % ont une activité mixte, intervenant dans au moins deux types d'activité (animaux de compagnie, animaux de production, équidés).
  • 5 % s'insèrent ailleurs, dans l'inspection, la recherche et le développement, le commerce ou l'enseignement.

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